Mes paradoxes de jeune maman.

En devenant Maman, j’ai découvert un monde rempli de paradoxes et de contradictions. J’ai même eu peur à un moment de m’y perdre, de lâcher le fil conducteur de ma vie et de m’empêtrer dans ces situations difficiles. Mais au final peu importe les choix que nous faisons. Nous aurons toujours l’impression de ne pas avoir pris la meilleure décision.

Lorsque le Petit Prince est né, je pensais qu’en grande sensible que je suis (je pleure pour rien la plupart du temps) , je verserais ma petite larme lorsque je verrais mon fils pour la première fois. Que nenni ! J’ai ressenti une vague d’amour intense parcourir mon corps pour arriver jusqu’à mon cœur et ne plus jamais repartir, un sourire (certainement) niais est apparu sur mon visage , mais pas une seule larme de joie n’a coulé sur mes joues. C’est là que j’ai ressenti un très fort sentiment de culpabilité. Je m’en voulais de ne pas avoir été capable de pleurer. Et puis, après réflexion j’ai compris qu’après un déclenchement un peu délicat, deux nuits à la maternité, une alimentation laissant à désirer et un manque de sommeil certain avant l’arrivée du Petit Prince, j’étais totalement épuisée. Et si j’avais dû craquer à ce moment là, ça aurait sûrement été de fatigue. Ce que je ne voulais pas. Alors plutôt que de me tendre à en pleurer, l’accouchement a été une véritable délivrance , je me suis sentie zen après avoir vu que mon Bébé allait bien. J’ai juste souris.

D’ailleurs d’épuisement, parlons-en ! Vers le deuxième mois après l’arrivée du p’tit bout, j’étais très très fatiguée mais je n’arrivais pas à dormir. La nuit je me réveillais sans cesse de peur que le Petit ne respire plus. Je rêvais de dormir, mais quand l’occasion se présentais je n’étais pas sereine, alors je dormais mal et m’épuisais davantage. Ce qui a créé des tensions dans mon couple, j’avais l’impression que l’Homme ne faisait rien pour m’aider, alors qu’il été juste impossible qu’il me comprenne, pensant que je pouvais dormir la journée en même temps que les siestes du Petit Prince. Alors que lui, non, vu qu’il travaille. J’étais en plein désarroi culpabilisant de ne pas savoir gérer mon rôle parfaitement. Aujourd’hui, nous nous sommes relevés de cette situation, le Petit Prince dort bien et moi aussi, mais un autre paradoxe a vu le jour.

Avec l’Homme, maintenant qu’un certain équilibre s’est remis en place, nous aimerions nous évader tous les deux, rien que tous les deux. Mais lorsque nous laissons le Petit Prince chez un membre de la famille (ces membres dans lesquels j’ai entièrement confiance!) je ne suis pas à l’aise. Au delà d’avoir l’impression de l’abandonner, je me dis toujours que tout ira bien une fois que je l’aurais retrouvé . C’est viscéral. Je ne peux pas m’empêcher de le penser. Cela me gâche trop souvent mes sorties. Il me manque terriblement, j’ai le sentiment d’avoir laissé une partie de mon cœur en garde et je ne souhaite qu’une chose : le récupérer ! Mais à l’inverse , lorsque nous décidons de ne pas sortir car je ne me sens pas capable de laisser mon Bébé, rien ne va. J’en veux à la terre entière de ne pas pouvoir ne serait-ce que faire un cinéma. Je me sens étouffer . Et je comprends que j’ai laissé passer la chance de pouvoir enfin me retrouver seul à seul avec l’Homme.

Finalement, c’est en devenant Maman que je découvre que la vie est truffée de situations paradoxales, de choix difficiles à faire, de décisions compliquées à prendre. Et selon les dire, j’en ai pas fini !

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