Mon job.

Comme tu le sais, depuis Septembre j’ai repris le chemin du travail. Je ne t’en ai encore jamais parlé. Par discrétion et par pudeur aussi. Mon travail me demande de rester discrète sur les personnes avec lesquelles je travaille et sur mon environnement. Je suis AVS. Entends par là Assistante de Vie Scolaire. J’aide un enfant handicapé à suivre sa scolarité dans les conditions les plus faciles et sereines possibles.

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Rien à voir avec le blog, ni la beauté, encore moins avec ma vie privée. Quoi que! Il y a un lien direct avec le blog : Malgré mon emploi du temps plutôt cool, je suis très souvent épuisée moralement et je ne trouve pas l’envie d’écrire aussi régulièrement que je le voudrais. J’espère que tu ne m’en veux pas. C’est un travail prenant, qui me satisfait pleinement. Je suis heureuse d’aller travailler le matin et contente de retrouver mon fils le soir. J’ai le temps de m’occuper de ma vie de famille sans pour autant rester à la maison. Le parfait équilibre pour moi qui suit casanière-mais-pas-trop.

Mais avant toute chose, je voulais te parler de l’impact de mon travail sur ma façon de penser. En à peine quatre mois, tout a changé dans ma manière de réfléchir aux problèmes quotidiens et dans la façon de gérer mes colères mais aussi celles de mon fils. Pour la petite histoire, je travaille avec un enfant autiste. Une « maladie » que je ne connaissais que de nom avant d’y être confrontée dans mon quotidien. Avec un enfant autiste, on comprend assez vite que le meilleur moyen d’éviter les conflits c’est de communiquer. Je me retrouve parfois à avoir des conversations bien plus matures avec ce garçon, qu’avec mes amis ou certains membres de ma famille qui sont  pourtant adultes. Je me rends compte que rien ne sert de crier, qu’il faut juste avoir l’esprit assez ouvert pour comprendre l’autre et le langage assez développer pour faire comprendre à l’autre son point de vue. Un bon exercice en cette période d’élections régionales. C’est très stimulant puisqu’on ne finit jamais par se braquer mais on essaye de réfléchir à de solides contre arguments. J’ai également compris que la colère et violence attisent la haine et que là où nous nous trompons tous, c’est lorsque nous répliquont avec mépris. Lors des événements du 13 novembre, cela m’a bien aidé à ne délivrer que des messages de respect et d’amour quand d’autres font des amalgames et appel à voter l’extrême.

Ce que je retiens en tant qu’AVS finalement, ce n’est pas l’aide que j’ai pu apporter à cet enfant , mais plutôt sa façon à lui de m’aider à m’ouvrir l’esprit.  Et il ne s’agit pas que de lui, mais de l’ensemble de cette classe qui chantera jeudi « Les enfants de Noël » lors de notre gouter.  Cette chanson qui m’a presque fait pleurer lorsque je les ai entendu la chanter pour la première fois. Les enfants sont les adultes de demain, j’aimerais qu’ils puissent comprendre mieux que nous à quel point le respect et l’amour sont la base d’une société heureuse. Ils ont beaucoup à nous apprendre. Et la plupart d’entre nous oublie que nous avons aussi été des enfants tolérants avant d’être des adultes renfermés.

 

 

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