Le festival du cinéma américain.

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Lundi 5 septembre. 19h30. Deauville. L’hommage d’aujourd’hui est rendu à James Franco. James Franco. Rien que ça. Je n’imaginais pas , ne serait-ce que, l’apercevoir une fois dans ma vie. Et pourtant, les choses se sont faites autrement. Me voilà à 3 mètres du tapis rouge, perchée sur une plateforme en béton à attendre son arrivée. Pour moi, donc, le festival du cinéma américain s’est résumé à ça. Et pourtant, ce que ça a pu me rendre heureuse! Je ne sais pas si j’ai besoin d’écrire plus à ce sujet. J’avais juste quelques photos à partager ici, des photos que moi je trouve extraordinaires parce que le moment immortalisé m’a mis des étoiles dans les yeux et un peu plus de joie dans le coeur.

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Instinct de survie: presque parfait.

Ma dernière critique ciné ici remonte à Mars à l’occasion de la sortie de The revenant et de l’oscar reçu par Leonardo DiCaprio. Depuis, je suis allée assez peu au cinéma et rien ne m’a touché ou emporté au point que je veuille en parler ici. Et puis, il y eu Instinct de survie … J’y suis d’abord allée parce que l’actrice principale est Blake Lively. C’est une actrice que j’aime beaucoup. Je l’ai vu jouer pour la première fois dans The Town et je me suis ensuite décidée à regarder Gossip Girl. Je suis assez fan de son style. Pour le reste, je ne suis absolument pas attirée par l’univers du surf et les films avec des requins ou d’autres créatures je préfère les regarder chez moi. Je n’étais donc pas la meilleure spectatrice pour ce film. Cependant dès les premières minutes, j’ai accroché. D’abord, et je me répète souvent à ce sujet mais je suis amoureuse des belles images . Et quand en plein été, je décide de me retrouver dans une salle obscure et que j’y découvre une belle plage, une eau turquoise et des plans plus magnifiques les uns que les autres je ne peux être que conquise. Niveau visuel , le film est composé d’énormément de gros plans sur Blake Lively et sa silhouette parfaite. Je trouve que ça apporte un plus au film . Tous les détails sont connus du spectateur dès le début , on voit la moindre bague ou la moindre boucle d’oreille… et sans vouloir spoiler , ça a son importance.

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J’ai également adoré la bande originale qui porte complètement certaines scènes. D’ailleurs, j’ai une mention spéciale pour la première scène de surf et la musique Trouble de Neon Jungle qui l’accompagne. Cette chanson donne un rythme de fou à la scène et pour ma part, j’ai presque eu envie de danser sur mon siège.

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J’avais peur que cette oeuvre traine en longueur. Parce que , sincèrement, une nana qui se fait attaquer par un requin et qui se retrouve piégée sur un rocher à 200 mètres de la plage, c’est pas folichon. Sauf que, grâce aux différents personnages introduits et à la course contre la montre engagée par Nancy (= Blake Lively) , le film ne traine jamais en longueur. Pour le coup, il m’a beaucoup fait penser à 127 heures avec James Franco. L’enjeu est le même : prendre des risques et avoir une chance de s’en sortir ou rester inactif et mourir. On sait d’avance avec le titre du film très révélateur quelle option va choisir Nancy. Et heureusement , il se passe toujours quelque chose.

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J’ai beaucoup aimé le fait que rien ne se passe par hasard. Nancy vient surfer sur cette plage pour une raison bien précise et l’attaque du requin n’est pas anodine. Elle réponds à une problématique explicite mais logique et qui nous fait réfléchir sur le Pourquoi. Tout ça incite le spectateur a se plonger entièrement dans l’histoire et à se demander quelles décisions et solutions aurions nous pris à la place de Nancy.

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Les seuls points négatifs sont, selon moi, le dénouement de l’histoire que je trouve trop « impossible » et les effets spéciaux ne sont parfois pas suffisamment bien travaillés.

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Pour conclure, j’ai beaucoup aimé ce film. Les paysages sont à couper le souffle, les plans bien faits , les musiques entrainantes et l’histoire intéressante et bien menée. Il ne faut pas oublier que ce film est une fiction et cherche avant tout à divertir et non pas à documenter le spectateur. Il ne faut pas le prendre comme un « documentaire » visant à inculquer la peur du requin. Au contraire! Cependant , je trouve dommage que les effets spéciaux soient trop peu travaillés et que les dix dernières minutes du film soient irréalistes. 

 

 

*photos prises sur Allociné

Le festival du film de Cabourg.

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Je connais le Festival du film de Cabourg depuis toujours. Avant, c’était le Festival du film romantique. Le nom a été récemment raccourci. C’est la première année que j’y passe faire un tour. J’avais toujours un peu peur qu’il y ai trop de monde et que l’on ne puisse rien voir. Et j’avoue que c’est toujours avec cette appréhension que j’y ai mis les pieds. Bien sur la ville était un petit plus animée qu’à son habitude. Les rues débordaient de voitures et de promeneurs, mais bizarrement, nous ne nous y sommes pas sentis à l’étroit. Nous avions même sorti la poussette. Les gens étaient tous bienveillants et les sourires accrochés à leurs visages faisaient plaisir à voir. Une ambiance de festival mais sereine. Un festival serein. Après être passé devant le Grand Hôtel, nous avons marché dans les petites rues et sur la promenade comme à notre habitude. Nous avons flâné et pris de nouvelles photos de notre ville côtière favorite. Nous la découvrons chaque fois un peu mieux, chaque fois un peu plus mais elle reste toujours différente, comme insaisissable. C’est peut être de là que vient notre attirance pour ce lieu, le connaitre mais jamais complêtement. Et puis, il y a toutes ces petites choses qui changent pour l’évènement. Les interviews sur les terrasses, le tapis rouge, la population un petit peu plus huppée, les voitures un peu trop chères, et celles qui brillent par leur exception et les tonnes de clichés pris par tous les types d’appareils photos possibles.

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The revenant : la claque visuelle.

Lundi, j’apprends la victoire de Leo aux Oscars. Il ne m’en fallait pas plus pour sauter dans ma voiture et me rendre au cinéma pour aller enfin voir The revenant d’Alejandro G. Inarritu. Oui, oui je suis comme ça moi. Alors, je te préviens de suite si tu n’aimes pas les longues critiques de film , passes ton chemin, ce post n’est pas fait pour toi. Je ne cache pas mon engouement pour ce chef d’oeuvre , de toute façon rien que mon titre montre mon enthousiasme. Je suis ressortie du cinéma un petit peu abasourdie. La vérité? Je ne m’attendais pas à ça. Et sincèrement, j’adore ce sentiment.

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Alors pourquoi ai-je aimé? 

Tout d’abord pour la beauté des paysages. Il faut se le dire, ce n’est pas un film d’action à proprement parlé. C’est surtout une magnifique aventure en terre hostile et froide du Dakota du Nord à l’époque des trappeurs. Pour ceux qui aiment les paysages enneigés de montagnes et de grandes plaines vous serez servis. Ces paysages grandioses sont d’ailleurs filmés avec beaucoup de génie. J’entends par là que rien que l’image fait vivre au spectateur les conditions dans lesquelles évoluent nos héros. On a froid et mal avec eux. Et, le vrai plus, tout a été filmé à la lumière naturelle. Ce qui a pour effet de nous immerger un peu plus dans cette nature.

J’ai également aimé le fait que cette histoire est tirée d’un livre lui même inspiré de faits réels. Hugh Glass a vraiment vécu et a surtout vraiment parcouru 300 kilomètres dans l’espoir de se venger de l’homme qui l’a laissé pour mort. Lorsque l’on sait ça, il est plus facile de se mettre à la place du pauvre homme et d’imaginer ce qu’il a pu endurer.

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J’ai adoré entrevoir toute la recherche qu’a du susciter ce film en matière de coutumes indiennes et de techniques de l’époque. Voilà un voyage dans le temps qui ne laisse pas indifférent. Le spectateur peut en apprendre beaucoup sur les croyances des différents peuples, sur la manière dont les hommes chassaient pour la fourrure, le commerce avec les Indiens, les liens entre Français/ Américains/Indiens ou simplement les techniques employées par Hugh Glass pour survivre seul en pleine nature.

J’ai été fasciné pour le lieu et l’époque tout simplement parce qu’on voit peu de films qui retranscrivent cette période de l’histoire. En effet, beaucoup de films américains relatent de la guerre de Sécession, des rapports entre Américains et Indiens du Sud mais on voit finalement trop peu de films qui montrent les Indiens du Nord, les différentes tribus et les rapports conflictuels qu’ils avaient avec les missionnaires Français et autres trappeurs Américains. C’est très souvent survolé. Là, on est au coeur de l’histoire.

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J’ai été époustouflé par le jeu de Tom Hardy. Il n’a pas eu l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle mais c’est pour moi une aberration. J’adore Leo (vous le savez depuis cet article) mais je trouve que précisément dans ce film Tom Hardy est au dessus. Je pense simplement que Leo est époustouflant dans sa performance physique (au vu des conditions naturelles et climatiques) alors que Tom l’est dans son jeu d’acteur.

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Le film comporte également de nombreux gros plans. Cela apporte un contraste de dingue. La plupart des scènes de nature sont prises en plan large, mais dès qu’il s’agit des personnages, on tombe dans les gros plans. On pourrait presque sentir leur souffle au travers de l’écran. Et j’ai une mention spéciale à donner à la dernière scène du film (je préviens: toute la partie en italique spoil cette dernière scène) : Après avoir vu le fantôme de sa femme partir, Hugh Glass en gros plan fixe l’objectif et y porte un regard terriblement triste. C’ est à tomber. Ici, Leonardo DiCaprio fait passer une émotion assez intense qui m’a laissée sans voix.

En parlant d’émotions, j’y viens tout de suite. Le spectateur est plongé dans l’histoire et surtout dans le passé de notre personnage principal dès le début du film. On comprend de suite que l’histoire va être portée par le lien fusionnel entre un père et son fils et un deuil non terminé. Bien qu’extrêmement triste, la première scène est filmée d’une manière assez spéciale qui apaise presque le spectateur. On se laisse porter par la voix off (celle de Hugh Glass ) qui essaye de rassurer et de porter secours. A partir de là, les éléments s’enchainent, et on se retrouve vite au coeur de scènes très violentes. Et c’est là où j’ai été surprise. Je ne pensais pas trouver dans ce long métrage tant de violence (embuscades, combats, meurtres, viol…) . Là encore, on voit que le réalisateur a cherché à être au plus près de la vérité et c’est saisissant de réalisme.

Je voulais te parler de la dimension philosophique de cette oeuvre. Hugh Glass est un homme intelligent qui a côtoyé différents peuples dans sa vie. Plus qu’un voyage vers une vengeance certaine, c’est également un vrai voyage philosophique qu’il vit ( et que nous vivons avec lui) . Il est question d’amour, de paternité, de vengeance , de rédemption mais aussi de dignité et de force. Qu’est ce que l’amour? Qu’apporte t-il à un homme (surtout à cette époque) ? Jusqu’où peut aller la vengeance? Quel rôle tient le père vis à vis de son enfant? D’où peut venir la force, physique comme mentale? Quel est le but premier de la vie? Autant de questions posées et bien plus de réponses données, parfois cachées, parfois non.

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Tu n’es sans doute pas sans savoir que ce film a reçu la très jolie distinction de Meilleure photographie aux Oscars. Là, encore, une récompense amplement méritée. On voit avant tout du contraste. Les paysages immenses et les hommes tout petits. La neige immaculée et le sang bien rouge. Un visage sale et des yeux bleus très purs. Toute la photographie du film joue sur des contrastes saisissants. Et si tu es amateur de photographie et de belles images , je ne peux que te recommander ce film . La claque visuelle vient avant tout de là.

 

Pour conclure, j’ai adoré ce film! J’ai beaucoup aimé ressentir toutes ces émotions et avoir l’impression de « vivre cette expédition avec eux » . En grande fan de films lents, j’ai été servi. Il  faut le savoir tout de même, ce film dure 2h36 et une bonne partie de ce temps est exploitée pour la prise de vue des paysages. Il faut admirer ce long métrage comme on admire la montagne le matin en ouvrant les volets (bizarre comme comparaison, mais je le ressens comme ça). Il faut prendre le temps quoi! Il ne s’agit pas là d’une succession de scènes d’actions et mais bien d’une composition entre vues larges de paysages, gros plans sur les personnages et scènes de combat. Et surtout , surtout une extraordinaire aventure physique, et philosophique. 

Et toi, as tu vu ce film? Veux tu le voir? 

 

Mes petits films. #1

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Je suis un peu cinéphile sur les bords. Je crois en avoir déjà parlé un petit peu ici. Avant d’avoir notre fils, mon compagnon et moi avions une carte de cinéma illimité. Pendant deux ans, nous sommes allés au cinéma très régulièrement (à vrai dire , nous avons vu TOUS les films sortis dans les salles durant cette période!) , au point de dire que l’UGC était notre deuxième maison. C’est pourquoi j’ai décidé de te faire une petite série d’articles avec tous mes films préférés. Il y en a quelques dizaines (rien que ça!) . On commence aujourd’hui avec les films que j’ai regardé en boucle, ceux que je regardent encore lorsque je suis toute seule à la maison (ça n’arrive plus si souvent) . Mes petits films de fille à moi!

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J’ai envie de commencer par les films avec Léonardo DiCaprio , mon acteur fétiche, parce qu’il y en a trois:

  • Romeo + Juliet : Celui ci soit on adore, soit on déteste. Les personnages parlent à la manière dont la pièce Roméo et Juliette de W. Shakespeare a été écrite mais vivent dans un monde moderne avec des revolvers et des voitures. Ce qui donne un sacré décalage. Léo y est très jeune et joue son rôle de Roméo , sensible et déchiré, à la perfection. Tout ça réalisé par l’excellent Baz Luhrmann.
  • En parlant de ce réalisateur, voilà un autre très beau film : Gatsby le Magnifique. J’ai été happée par l’histoire dès les premières minutes. La BO est dingue ( Fergie et Lana Del Rey entre autres!) et Léo encore une fois excellent. Je regrette d’ailleurs qu’il n’est pas eu d’oscar du meilleur acteur pour ce film. Il faut aussi dire que les autres acteurs sont tout aussi bons ( Tobey Maguire, Carey Mulligan ou encore Joel Edgerton). Cette oeuvre reflète le New York des années 1920 et je dois dire que ça m’a donné envie de m’intéresser un peu plus à la période. Tout est beau, les décors, les vêtements, les personnages, les dialogues et le secret même du film : Qui est Gatsby? Et que veut-il? Révélation que je ne te ferais pas … Il faut voir le film pour comprendre l’intensité des choses.
  • Les Noces Rebelles: Kate Winslet et Léonardo DiCaprio, ce duo te dit-il quelque chose? Là encore, un film adapté d’un bouquin mais complètement différent des deux autres. Ici, les scènes sont lentes et intenses, presque théâtrales. On suit la déchéance d’un couple qui se voulait différent des autres. Et qui finit par se perdre. A voir, pour ceux qui aiment les films calmes et longs.

Il y a donc ces trois là, et les autres:

  • Hell: LE film incontournable de mon adolescence. J’ai lu dévoré le bouquin puis j’ai découvert le film. Même s’il ne suit pas à 100% les actions du livre , j’ai beaucoup aimé cette adaptation. Il permet d’entrer dans l’intimité du couple et les décors sont sublimes. Il y a peu de dialogues mais toujours des phrases percutantes. Sara Forestier incarne Hell magistralement et je dois dire qu’à travers mes yeux c’est Hell. Par là je veux dire que, comme lorsque l’on voit Daniel Radcliffe on pense forcément à Harry Potter, pour moi Sara Forestier c’est Hell. Et puis c’est tout. Je n’ai vu aucun autre film avec cette actrice tellement ça me gênerait. Autre bon point : j’ai découvert  Nicolas Duvauchelle grâce à cette histoire et depuis, je crois qu’il est devenu mon acteur français favori.
  • Les infidèles: Autre film français. Heu… non , ensemble de courts métrages. La plupart des personnes de mon entourage qui ont regardé ça sont restés stoïques. Moi, j’ai beaucoup ri. On parle d’infidélité avec un humour assez noir et parfois aussi avec une justesse incroyable.
  • Virgin Suicides: Un autre film qui a marqué mon adolescence, avec Kirsten Dunst et Josh Hartnett et de Sofia Coppola. On parle de suicides d’adolescentes d’une même fratrie avec beaucoup de délicatesse et de poésie. Le décalage peut être choquant mais c’est ainsi que je le ressens. Encore aujourd’hui je trouve que cette oeuvre est un ovni cinématographique.
  • Eternal Sunshine of the spotless mind : Qui a dit que Jim Carrey est juste fait pour le rire? Regardes donc ça, tu m’en diras des nouvelles. Comment réagirais- tu si l’amour de ta vie choisissait consciemment de t’oublier? Ce film nous livre une vision, certes futuriste, mais émouvante de l’histoire d’un couple (Jim Carrey et Kate Winslet) qui finit par se détester, se séparer et finalement s’oublier. Là encore je n’ai pas envie de t’en dire plus pour ne pas gâcher la surprise.
  • Marie Antoinette: Peu de choses à dire si ce n’est que j’aime le regarder pour son style, ses images. Du rose, du maquillage, de la dentelle et de l’amour. L’arrivée et la vie difficile ( mais riche au sens propre du terme) de sa majesté Marie Antoinette à Versailles.
  • Into the wild: Il n’y a pas plus philosophique que ce road trip vers l’Alaska. Un jeune homme décide de tout quitter pour se rapprocher au mieux de la nature. Les paysages sont splendides.  L’aventure n’est pas sans embuche et les pensées sont porteuses de vérités.
  • Légendes d’automne: Certainement le film que j’ai le plus regardé ces trois dernières années. Trois frères qui vivent chez leur père dans un ranch, tout ça dans l’univers particulier mais ô combien intéressant des légendes indiennes. Et l’arrivée d’une femme qui va tout bouleverser. L’histoire est prenante et les péripéties souvent émouvantes. Tristan, le frère du milieu est un personnage très complexe, bercé depuis toujours par les traditions indiennes (plus que ses frères!) . Bizarrement, dès que j’ai un coup de blues, j’enfile un pyjama, mange des donuts et passe la soirée devant ce film.

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Et toi, as tu vu quelques uns de ces films? Lesquels préfères-tu?

 

Cinéma #7 : Blackfish

Lorsque j’ai décidé d’écrire cet article, je me suis d’abord posée la question : par où commencer? Il n’est pas si évident de commencer un nouveau billet en retranscrivant des émotions fortes sans vraiment avoir parler du vif du sujet, telle une critique littéraire ou cinématographique. Mais réellement, je me suis retrouvée face à ce haut-le-cœur, cette boule dans la gorge et ce mépris qui m’habite maintenant quand je repense aux images que j’ai pu voir, il y a quelques jours. Alors peut être que si, il faut simplement commencer là où on le sent, et moi du plus profond de mon cœur, je ne ressens que du dégoût face à la course au business lancée par l’être humain. Voilà, où nous en sommes en 2015? Ne pas avoir tiré des constats des erreurs du passé. Continuer encore et toujours à être barbare, inhumain, sans cœur? C’est effroyable. 21010109_2013060412481636

Maintenant que les questionnements sont posés, je vais vous faire un petit récapitulatif du dernier documentaire que j’ai pu voir : Blackfish. Sorti en 2013 (pour les anglophones et en 2014 chez nous en France), ce documentaire relate l’histoire de l’orque Tilikum, propriété de Sea World à Orlando aux Etats Unis. Je vous cite le synopsis du site Allociné :

Tilikum est un orque agressif. En captivité, il a tué trois personnes. Avec l’appui d’images choquantes , Blackfish fait intervenir des spécialistes qui luttent pour le maintien de ces animaux à l’état sauvage.

Il aurait été plus juste d’annoncer ce film de la manière suivante: Tilikum est un orque devenu agressif suite aux traitements et punitions infligés par ses propriétaires. Le but de cet article n’est pas d’énoncer l’ensemble des scènes de ce documentaire mais je veux tout de même vous y écrire les grandes lignes.

Tilikum a été capturé et séparé de sa famille pour un premier parc d’attraction où il a appris ses tours à coup de punitions et de mauvais traitements (mis avec des orques déjà dressés, ils l’obligeaient à faire certains mouvements, sans quoi il était privé de nourriture ainsi que tous les autres cétacés du bassin. Non contents de ne pas avoir à manger les orques déjà dressés se venger sur Tilikum en le mordant. Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg!!) . Après quelques années dans ce parc, Tilikum tue une première dresseuse , il est donc revendu à Sea World. On découvre à travers les témoignages de dresseurs interviewés les conditions misérables de vie et d’apprentissage des animaux mais aussi le fait que les dresseurs ne sont pas réellement des professionnels de la vie marine et que par conséquent ils sont facilement dupés par les gérants du parc. photo_01

Ce film est très bien fait et montre la réalité des choses à grands coups de vidéos amateurs ou des caméras de surveillance. Pour les parcs de ce style, il s’agit ni plus ni moins de faire rentrer un maximum d’argent dans les caisses. Les spots publicitaires vendent du rêve mais quand on connait la réalité des choses, ils sont vraiment écoeurant. Je recommande ce documentaire à toute personne se souciant du bien être des animaux et à ceux qui , quand ils payent un billet d’entrée pour ce genre de parc, ne connaissent pas ce qui se cache derrière le rêve, le jeu et le soi-disant bon traitement des animaux. Pour le coup, on ne peut pas ne pas se positionner après avoir vu un tel film. Je ne verrais plus jamais ces spectacles d’un bon oeil.