Ce qui a changé en Automne depuis que nous sommes trois.

L’automne a toujours été une saison que j’adore pour tout un tas de raisons que j’ai déjà énoncées ici. Mais depuis que notre Kéo est arrivé, quelques petites choses ont changé et ont donné à cette saison une saveur différente.

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Les dimanches sous le plaid ont laissé place aux promenades en forêt. Avant, avec l’Homme, les dimanches après midi était synonymes de cocooning dans le canapé avec petits gâteaux tout droits sortis d’une pâtisserie et un DVD tout neuf à regarder. En presque 4 ans, on a accumulé une sacrée collection de films!  Et puis, avec l’arrivée de bébé, tout a radicalement changé. Nos nouvelles habitudes me plaisent cependant tout autant. Maintenant le dimanche c’est grand bol d’air frais et balades. C’est aussi le jour où on aime le plus profiter des lieux et du temps pour prendre des photos. On bouge, on respire, on maintient notre bonheur familial au beau fixe!

Halloween est une fête que l’on célèbre dignement de nouveau. J’ai toujours adoré Halloween et mis un point d’honneur à le fêter tous les ans d’une manière ou d’une autre. Mais depuis que Bébé est là , on se déguise, on va chercher les bonbons , on accueille les autres enfants chez nous. En amont, on prépare la décoration de la maison. D’ailleurs, c’était la partie un peu casse tête avant. Aujourd’hui c’est devenu un véritable plaisir puisque j’ai des petites mains qui découvrent et jouent avec les décors.

On découvre les tenues chaudes pour enfants. La mode d’automne est pour moi la plus jolie qu’il soit. Plus jeune, j’aimais beaucoup la période de pré-rentrée où on choisissait les vêtements pour l’automne avec le retour des bonnets, des bottines, de la suédine et des couleurs chaudes mais foncées comme le prune, le bordeaux ou le rouge orangé. Alors que je me suis très longtemps amusée à composer mes looks d’automne, l’arrivée d’un enfant permet de s’éclater deux fois plus. Et puis, il faut dire que les habits pour enfants sont tellement chou!

On chope tous les virus qui passent chez la nounou. C’est le point noir! Alors qu’entre mes 18 et 22 ans je n’avais pas été malade une seule fois, une fois le bébé chez la nounou les virus s’en donnent à coeur joie! Trois gastro, deux grippes et quelques rhumes plus tard, on ne fait plus trop les malins. Le pire dans tout ça? C’est qu’on chope tout systématiquement tous les trois en même temps…

 

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Il fallait que je vous parle de MÊME.

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Quand j’ai repris l’écriture du blog, il y a quelques mois, je me suis promis de ne livrer ici que les jolies choses de la vie. J’avais envie de partager tous mes moments de bonheurs et d’oublier un peu les moments difficiles pour ne se rappeler que de l’essentiel. Bien sûr, c’est ce que je m’attelle à faire chaque jour. Le relativisme, la positivité, l’euphorie, tout ça, ça me connait. Il y a toujours des petits tracas dans le quotidien, mais j’ai appris avec le temps et la maturité de ne pas m’en soucier. De laisser aller la vie. Mais comment fait-on quand la vie elle même vous échappe? Il y a eu dans mon existence, un certain nombre de petits crabes qui se sont immiscés dans les corps d’êtres que j’aime et qui ont fait tellement peur à la vie qu’elle n’a pas été loin de nous abandonner. Je dis « nous » parce que même si cela n’a pas logé dans mon corps encore jeune, ils m’ont quand même d’une certaine façon détruite. Il m’ont enlevé mon insouciance un peu trop tôt, me mettant dans des situations qu’on ne pense pas vivre si tôt. J’avais 14 ans quand Maman est tombée malade. L’âge un peu bête où pour devenir soit même une femme on se fie au regard et à la bienveillance des proches tout en explorant les mondes de la mode et de la beauté. Quand j’ai eu à construire ma propre féminité, j’ai eu comme la sensation que Maman était en train de perdre la sienne. Aux yeux des autres, les malades de cancer sont bien moins attirantes, sont dépourvues de toute sensualité et rien à l’époque ne pouvait aider Maman à aller mieux de ce coté. Je l’ai vu perdre ses cheveux par poignées, vu disparaitre ces cils, son teint se ternir peu à peu et puis il y a eu cette confiance en elle qui a déguerpit encore plus vite que la vie. Je n’imaginais pas qu’à 37 ans, l’âge de ma mère à ce moment là, on pouvait avoir si honte de son physique (elle ne le disait pas, mais ça ne se voyait que trop) , je n’imaginais pas qu’un corps encore bien vivant pouvait être si cadavérique.  En regardant les photos aujourd’hui , je trouve que c’est encore plus flagrant. De ce passage douloureux de sa vie et par conséquent de la mienne, je n’en garde qu’une très grande admiration  pour toutes ces malades qui se battent chaque jour et un besoin de saluer les belles initiatives.

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Aujourd’hui, je n’ai pas envie de me plaindre ou de donner un énième témoignage sur la vie de la famille pendant les mois de traitement, mais juste de parler de la marque Même. J’en ai déjà parlé un petit peu lors de l’ouverture de ma Birchbox du mois mais j’ai entre temps approfondi le sujet et est même échangé quelques mots avec l’équipe. La marque a été créée par deux nanas, Judith et Juliette touchées de très près par le cancer, qui ont fait le constat réaliste et bien triste que l’on ne s’occupe pas encore assez des femmes malades et que les différentes marques de cosmétiques sur le marché les oublient totalement. Pour en revenir à mon expérience personnelle, j’ai bien vu, ici aussi, la véritable traversée du désert en ce qui concerne la beauté et la féminité. Ma maman n’a jamais été passionnée de cosmétiques et de make up mais elle avait sa routine et ses petits moments cocooning quand même et lorsqu’elle est tombée malade, entre les rendez-vous médicaux, la paperasse et les heures passées au lit à cause de la chimiothérapie elle n’avait plus la force d’aller chercher des produits adaptés à son nouveau physique. C’est là que je trouve la marque Même hyper interessante: la petite trousse qui sera donnée à chaque femme sera conçue pour chouchouter les peaux endolories par la maladie et ses traitement et devrait redonner un boost de confiance en elle à celles qui n’osent peut être plus se regarder dans un miroir, ou à celles qui ne se reconnaissent plus lorsqu’elles s’y regardent. Et pour les femmes qui, comme la maman de Judith, sont encore plus féminines depuis le début des traitements, la marque sera certainement leur nouveau graal. L’initiative de l’équipe Même (qui s’est depuis agrandie avec l’arrivée de trois nouvelles recrues) prend peu à peu forme et les petites trousses seront distribuées à partir de Janvier prochain dans les premiers hôpitaux et cliniques. Je suis de tout coeur avec ce projet qui me semble aujourd’hui si humain et solidaire et je souhaite un succès sans limite à l’équipe.

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