J’aime/ J’aime pas.

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J’aime pas la salade, le printemps, la verveine et les chewing gum à la menthe. J’aime pas me sentir observée. J’aime pas porter des jeans serrés. J’aime pas avoir froid aux pieds. J’aime pas sortir avec les cheveux attachés. J’aime pas les meubles rustiques et les petites pièces sombres. J’aime pas la méchanceté gratuite et la jalousie. J’aime pas les eaux micellaires qui laissent un voile collant sur la peau. J’aime pas être fatiguée. J’aime pas le ping pong. J’aime pas me baigner dans les lacs. J’aime pas regarder les films avec Dwayne Johnson. J’aime pas faire la vaisselle. J’aime pas sortir en boîte de nuit. J’aime pas les endroits bondés. J’aime pas la plupart des films d’animation produits par Dreamworks. J’aime pas les petits talons. J’aime pas les jupes culottes. J’aime pas aller faire les soldes le premier jour. J’aime pas les glaces de chez Mc Donalds . J’aime pas rentrer de vacances. J’aime pas avoir peur après avoir lu un livre de Stephen King. J’aime pas me sentir seule. J’aime pas ne pas réussir un dessin. J’aime pas devoir marcher longtemps sous la pluie. J’aime pas les parapluies. J’aime pas faire les courses, ni cuisiner. J’aime pas les choses inutiles qui restent dans les placards.

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J’aime avoir chaud. J’aime le soleil. J’aime manger des donuts.  J’aime les maillots de bains et les chaussures. J’aime les feux de cheminées chez mes parents en hiver. J’aime prendre le temps de me maquiller. J’aime les barbecues entre amis les soirs d’été. J’aime les fêtes de la Saint Jean. J’aime les lampions. J’aime Collioure et le Racou. J’aime regarder Pocahontas. J’aime admirer mon fils qui se promène en couche. J’aime mon Nikon D3200. J’aime voyager et découvrir des cultures. J’aime les jolies robes de soirée. J’aime aller au cinéma. J’aime Leonardo DiCaprio. J’aime les textes de Jean Jacques Goldman. J’aime écouter le bruit des vagues. J’aime les tenues de Blake Lively. J’aime regarder The Walking Dead et Gossip Girl. J’aime l’esprit de famille. J’aime l’ambiance de Noël .J’aime passer du temps à Disneyland.  J’aime certains tableaux de Monnet. J’aime être soufflée par les photographies de Théo Gosselin. J’aime lire. J’aime aller aux fêtes foraines. J’aime décorer ma maison. J’aime les housses de couette Ikea. J’aime ranger les vinyles de ma grand mère. J’aime me promener à Cabourg. J’aime Alien de Thierry Mugler. J’aime Alien de Ridley Scott. J’aime voir mon fils rire. Et surtout j’aime l’Amour.

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En musique, Maestro!

Je crois que les refrains que l’on écoute peuvent parler de nos émotions et de nos vécus et chaque musique nous évoque une moment particulier de notre vie. Il suffit de fermer les yeux, d’imaginer et Paf on se retrouve immédiatement à l’endroit où nous l’avons tant écouté. Avec un peu plus d’imagination encore, les odeurs reviennent, la chaleur du soleil ou au contraire la fraicheur d’une brise de printemps se ressentent à nouveau, les sourires des visages ou la tristesse des larmes raniment des sentiments longtemps enfouis. Je pense que la musique est un art magique, un peu comme une machine à remonter le temps. Et qu’une playlist peut dévoiler une vie entière d’émotions et d’évènements. Je tenais à parler ici de la playlist de ma vie, qui risque de s’allonger un peu plus au fur et à mesure que le temps passe. Ces sons que j’ai écouté pour danser , chanter, par plaisir ou par envie. Ceux qui parlent de ma vie bien mieux que moi .

 

 

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Quand je pense à mon enfance , un tas de souvenirs musicaux me reviennent en tête. J’ai souvent été « fan » de différents groupes et artistes comme les 2be3, la comédie musicale Roméo et Juliette ou encore Lorie. Mais cela ne m’évoque pas de sentiments spéciaux. Par contre deux morceaux me laisse une nostalgie certaine.

Can you feel the love tonight d’Elton John en BO du Roi Lion , la chanson que nous écoutions lors de nos nombreux trajets en voiture avec mon père. Il faut savoir que mon père ne parle pas du tout l’anglais mais qu’il sait chanter parfaitement le refrain de cette chanson. Et soyons honnête , c’est quand même la plus jolie scène du Roi Lion.

Aïcha interprétée par Khaled et écrite par J.J Goldman. Ma mère m’avait acheté le CD deux titres à l’époque et c’est vite devenu la « chanson de Charlène » puisque je l’écoutais en boucle. Aujourd’hui encore je l’écoute avec beaucoup de plaisir.

 

 

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S’il ne devait rester qu’une seule chanson d’amour, je choisirais sans hésiter l’Hymne à l’amour d’Edith Piaf. Je la trouve simplement juste et émotionnellement très puissante.

Bohemian Rhapsody de Queen est, selon moi, l’ovni musical le plus intéressant qu’il puisse exister. J’ai découvert Queen sur le tard, quand ma crise d’adolescence et tous les rappeurs qu’elle pouvait apporter avec elle sont passés. Je me suis donc retrouvée dans un moment de creux où toutes les chansons commerciales qui sortaient ne me plaisaient pas. Il a donc fallu que je cherche dans les CD et vinyles de mes parents pour me construire une nouvelle playlist. Et j’y ai découvert de véritables pépites. Queen dans son ensemble est un groupe que j’affectionne mais je ne sais pas pourquoi, Bohemian Rhapsody a ce petit quelque chose en plus qui me fait vibrer.

Mistral Gagnant parce que je l’ai tellement écoutée que je ne pouvais pas l’oublier. Humaine au possible, elle a pris un tout autre sens quand je suis devenue maman. Je la trouve encore plus belle aujourd’hui.

La berceuse que j’aimais chanter à Kéo n’est autre que Toujours dans mon coeur du dessin animé Tarzan. Un son tellement doux, et des paroles qui m’évoquent tout l’amour que je porte à mon fils.

En parlant de Kéo, son intérêt pour la musique est rapidement apparu, mais une chanson est vraiment sortie du lot jusque là. Au point qu’il arrête l’activité qu’il est en train de faire juste pour pouvoir regarder le clip et c’est vraiment mignon de le voir chanter Chandelier de Sia.

Il fallait absolument que je termine cette article par Young and beautiful de Lana Del Rey. Mon compagnon et moi sommes tombés amoureux de cette musique dès la première écoute (dans le film Gatsby le Magnifique) et nous l’écoutons sans cesse. C’est une musique que l’on trouve juste et en accord avec notre temps et qui symbolise métaphoriquement notre histoire. C’est un peu la chanson de la famille maintenant, puisque même Kéo semble apaisé par ce morceau.

 

 

« Tu feras le métier que tu veux, ma fille. »

L’une des plus belles preuves d’amour d’une mère à sa fille est de la laisser prendre le chemin qu’elle veut pour son avenir, la laisser s’essayer à pleins de choses différentes en espérant qu’elle devienne une femme heureuse.

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J’ai longtemps pensé que j’avais un problème. Non pas parce que je ne voulais rien faire de ma vie mais plutôt parce que je voulais faire trop de choses. Le premier métier auquel je me prédestinais était professeur des écoles. C’est d’ailleurs le rêve que j’ai suivi jusqu’en fac étant persuadée que puisque c’était mon voeux le plus ancien , c’était certainement celui que je désirais le plus. Bien qu’accrochée à ce souhait comme une moule à son rocher, j’ai très souvent pris la liberté de me laisser rêver d’autres métiers. Ainsi, à mon entrée en sixième j’aspirais, en espérant une coup de pouce de la vie, à devenir une future chanteuse populaire. En cinquième, le devant de la scène ne m’attirait plus autant et je cherchais de nouveau ma voie. En quatrième, avide de voyages, hôtesse de l’air m’apparaissait comme une bonne alternative. Puis la photo en troisième et mon voeux le plus cher aurait été de passer des casting pour devenir mannequin ( déjà trop « grosse » , je suis vite retombée les pieds sur terre). En seconde, je voulais rester dans le monde de la beauté et du visuel et devenir make up artist . Puis tour à tour, mes métiers parfaits se sont succédés: journaliste, actrice, photographe, écrivain, professeur de français, banquière, critique de cinéma, coiffeuse… et bien d’autres encore. J’ai assez mal vécu le fait de papillonner d’une envie à l’autre sans jamais m’en donner vraiment les moyens. Longtemps, je me suis dit que ce côté superficiel était certainement un signe. Le signe qu’aucune de mes idées n’était réellement faite pour moi. Je voulais poursuivre un but, mais je ne savais pas lequel.

Aujourd’hui avec un peu de recul , je pense que c’est ma personnalité qui veut ça. Un jour tout, le lendemain son contraire. Et en regardant d’un peu plus près ma vie, je me suis rendue compte que, comme tout le monde, je poursuis un but. Le mien est peut être moins bien déterminé que celui des autres, mais il n’en reste pas moins vrai et important pour moi: je veux être heureuse. Faire ce que je veux quand je le veux. Alors voilà, je vis beaucoup plus sereine depuis que j’ai pris conscience de ça . L’important n’est pas d’avoir un métier, une carrière longue dans un domaine précis mais de m’épanouir dans ce que je fais au moment où je le fais.

Deux.

C’était il y a deux ans, jour pour jour. Il faisait plutôt chaud pour un mois de Mars. C’est assez étrange que je me souviennes de ça. Peut être parce que c’était un moment particulier. C’était le premier jour du reste de ma vie, le plus beau jour de ma vie, le plus effrayant aussi. De ceux remplis d’incompréhension et de panique, qui vous inonde le coeur d’amour et embue vos yeux pour toujours. Ces sons, cette salle,ton papa et toi: Petit Prince. Et moi maman. La maman de Kéo. C’est fou comme cette expression reste comme un écho dans mon coeur. On devient vraiment important pour quelqu’un, le repère d’un décor, l’odeur rassurante, la voix qui cajole, les yeux qui brillent. Et ce quelqu’un en devenir devient la plus belle promesse de notre vie. Celle des émotions, des éclats de rire et des tirages de langues, des longues conversations, des « je t’aime » infinis, des moments de douceurs incroyables. Des moments insaisissables de tendresse à deux, à trois… peut être à quatre un jour, de ces dimanches matins que j’aime tant dans l’obscurité de la chambre, ton regard encore un peu endormi et la beauté de la vie. De ta vie. Petit être né un jour magnifique, si on devait m’enlever ma mémoire mais ne me laisser qu’un souvenir , je voudrais garder le 22 mars 2014 à 20h15, le condensé explosif de toutes les émotions possibles et de tous les sentiments imaginables. De la peur folle au bonheur le plus total.

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Les samedis après midi.

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Les samedis après midi et le centre commercial. Ces petits doigts sur les jouets encore tout emballés et ces grands yeux émerveillés. L’odeur de la brioche dans notre boulangerie préférée, les sourires devant les boutiques et leurs jolies vitrines, l’excitation de trouver de nouvelles chaussures, un nouveau sac, un joli rouge à lèvres et souvent ça se termine chez les enfants et au lieu du joli rouge à lèvres ou des chaussures toutes neuves, on rhabille bébé. Les samedis après midi et nos habitudes. La route jusqu’à la ville et l’animation du grand parking. Le vent un peu froid , la musique dans la voiture, les discussions hasardeuses mais toujours engagées, les petits yeux fermés. Le temps d’arpenter les galeries puis le retour au nid. Les samedis après midi, avant toi c’était bien, depuis toi c’est tellement mieux. Les samedis après midi et ces longues pauses dans le lit. Les câlins, les jeux, les cris de joie, les chatouillis et ton odeur de petit. Les sucettes et tes petits pieds en l’air, ton regard rieur et ton large sourire. Nos samedis après midi plein de vie…

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Tes photos sont trop sombres.

C’est ce que j’ai entendu aujourd’hui. Depuis quelques temps, je partage mes photos sur mon Facebook privé, j’ai créé un album « photographies » où je ne poste que des images que j’ai moi même retouchées. J’adore cet art et je trouve que ça permets d’exprimer bon nombre d’émotions. J’ai toujours eu de bonnes remarques, certainement parce que les gens savent que je ne suis pas une professionnelle et que je n’ai pas la prétention de crier sur tous les toits du monde que moi , Charlène, je fais de la photo. De plus, je respecte le travail des autres et j’essaye de montrer ma personnalité à travers mes travaux. Si on regarde ce que je fais, on reconnait facilement ma touche, « ma patte« . J’adore saturer les couleurs, c’est mon dada. Et quand l’image est en noir et blanc, je l’assombrie nettement.

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Sur mon compte personnel, dans la liste de mes « amis » , je peux trouver une vieille connaissance de primaire qui est devenue , à force de formations, photographe pro. Et la réflexion est venue d’elle. J’ai eu beau lui dire que je cherchais juste à exposer ma fibre artistique sans prétention aucune, je crois qu’elle s’est braquée. « Cela manque de lumière« . J’ai alors accepté de lui donner une de mes photos pour qu’elle « me montre la différence« . Lorsque j’ai reçu son exemplaire, j’étais stupéfaite. La photo n’avait plus rien de personnelle. Elle était vide, dans les normes d’une retouche sans sentiments. Et en plus, un grain assez disgracieux apparaissait. Je me suis demandée en quoi son travail avait plus de valeur que le mien. Cette question je l’ai, bien sûr, gardée pour moi.

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Après l’avoir gentiment remerciée de s’être intéressée à mon cas, mais que vraiment je préférait l’âme de l’image telle que je l’avais conçue, elle m’a sortie la phrase la plus inattendue : « Mais toi, tu poses , tu ne photographies pas!« . Je l’ai trouvé assez condescendante. Elle l’assumait enfin, elle voulait me prendre de haut. Parce qu’elle, elle est photographe et donc par conséquent photographie et ne se retrouve jamais devant l’objectif pour le plaisir.

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J’ai mis fin à la discussion. Mes photos seront sombres si je le souhaite et je continuerais à demander à mon compagnon de me prendre en photo lorsque j’en aurais envie. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas, derrière l’image, un travail de retouche énorme que j’effectue moi- même.

Le p’tit dej’.

J’attendais ce matin là depuis un moment. J’attendais que Bébé soit assez grand pour apprendre à boire au bol et par conséquent nous retrouver tous les trois autour de la table à discuter et prendre notre p’tit dej’ ensemble. Pas un à un , comme ça a longtemps été le cas. Ce petit déjeuner là a eu une saveur particulière . Pas celle du chocolat chaud, de la brioche ou encore d’un jus d’orange bien frais. Non. Il a eu un goût de gaieté, de douceur et un vrai arrière goût de nouveau bonheur.

 

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Dans l’intimité du cirque.

« Intimité » et « cirque » deux mots diamétralement opposés. Deux mots que la langue française n’a pas l’habitude de coordonner, d’associer. Pourtant, tout comme les femmes aiment associer le blanc et le noir, les imprimés différents, les formes et les couleurs. J’aime mettre ensemble des mots qui ne sont pas faits pour être ensemble. Et parfois, les contraire s’attirent, et m’attirent par la même occasion. J’avais envie de calme avant d’attaquer une longue journée à Disneyland Paris, alors comme à notre habitude nous avons choisi de séjourner dans un des hôtels partenaires des parcs le temps d’une nuit. De calme, de repos et d’un peu de magie en amont.  Et pour ça, une chambre au  Magic Circus me semblait un bon compromis. J’avais demandé à l’équipe une chambre loin de l’agitation de la réception et de la piscine. Loin du bruit environnant des familles amusées. Nous voulions profiter des différents univers distinctement. La jeune fille qui gérait les arrivées a bien compris ma demande. Troisième étage, tout au bout des longs couloirs qui nous faisaient penser à un gigantesque labyrinthe, se trouvait la chambre 3018. Une porte qui s’ouvrait sur une pièce cosy ornée d’illustrations, un immense lit au milieu, des couleurs chaudes , du rouge, du jaune, des rideaux épais et des lumières tamisées. Je n’ai pas résisté à l’envie d’enfiler un tutu noir coud par ma mère au dessus d’un body également noir pour trancher avec la gaieté de la chambre. Là encore, je me suis surprise à aimer ce mélange. Ces contraires se sont parfaitement mariés et les photos ont un rendu plus joli que je ne l’imaginais.

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Les pastels du ciel.

Un an que nous vivons dans cette maison et chaque soir de beau temps s’offre à nous le même spectacle: Celui des pastels dans le ciel. Il y a des phénomènes naturels qui rappellent la beauté à l’état naturel. La diversité des couleurs et des textures. Les étincelles dans les yeux, nous regardons alors le soleil se coucher à l’arrière de notre maison. Nous essayons de contenir dans notre imaginaire toutes les nuances. Du jaune, du rose, du violet, du bleu… Du foncé et du clair. Quelqu’un doit surement peindre notre jolie toile de fond ces soirs là et y accrocher des étoiles aussi lorsqu’il fait nuit. Parce que les étoiles, c’est joli aussi.

 

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Mes blogs, mon égocentrisme et moi.

Si j’avais voulu être plus juste, j’aurais intitulé mon titre « Mes blogs, ma timidité et moi ». Mais, et ce qui est souvent reproché aux blogueuses, tenir un blog tourne plus autour de l’égocentrisme. Quelque chose que je ne conçois pas car la plupart des blogueuses que je lis sont des jolies demoiselles pleines de mystère et de douceur. Sur la blogosphère, il y a peu de place au m’as tu vu et celles qui s’y risquent s’en mordent souvent les doigts. Elles sont si vite repérées.

Lorsque j’ai ouvert mon second blog sur la beauté, rien que la page « à propos » fût une épreuve. Rédiger quelque chose sur moi et exclusivement moi. Mes idées , mes goûts et mon parcours, qui suis-je pour l’exposer sur la toile? Qui cela pouvait-il intéresser? Je ne fais pas partie des « grandes » blogueuses et je voulais juste créer un lieu d’échange avec des petites nanas comme moi. Et puis, il a fallu écrire les premiers articles, je voyais la rédaction de ce genre d’articles complètement fun. Tester un produit, le décrire, le prendre en photo, donner mon avis. Oui, ça c’est vraiment bien. Je sais faire. Mais qu’en est-il de l’étape supérieur? Montrer son visage, ses imperfections, réaliser des make up, faire des tutos… C’est là que ma timidité a pris le dessus. Et je réalise à quel point, dans ce monde, les personnes comme moi peuvent vivre à travers le regard des autres. C’est déstabilisant de s’en rendre compte. Vraiment. Les photos que je décide de poster sont bien trop souvent le fruit d’un dur labeur , un échantillon des centaines de photos imparfaites que j’ai fais. Et je ne suis jamais complètement satisfaite d’un article. Lier la timidité et le perfectionnisme pour réaliser des photos pour le blog, c’est vraiment du travail. Je n’ai aucune formation de photographe, graphiste, web designer (d’ailleurs ça se voit)  … mais, pourtant, je me suis lancée dans ce monde féroce qu’est la blogosphère. Bien des fois, je me demande comment je réagirais face à la méchanceté des gens qui critiquent sans savoir le travail et l’être humain qu’il y a derrière un article ou une vidéo. Bien des fois, je me dis que je n’aimerais pas être à la place d’Enjoyphenix, ou de Golden Wendy par exemple, qui se prennent quand même de sacrées remarques négatives en pleine tête.

11057621_700602050044760_1297597610679606485_oAlors oui , deux blogs mais pas de narcissisme, ni d’égocentrisme de mon coté. D’ailleurs, je rêverais de faire des vidéos Youtube pour proposer des contenus plus variés mais le chemin à parcourir est encore long. J’ai décidé également de ne pas dévoiler les blogs aux membres de ma famille , ni au reste de mon entourage. Seul l’Homme est dans la confidence. Pour l’instant, je ne me sens tout simplement pas prête…

Et toi, ton blog reste t-il anonyme? Ou en es-tu au contraire très fier(e)? Penses tu que le regard de l’autre est important?