Celle qui voulait un tourne-disque.

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C’était devenu une obsession. Depuis que j’ai retrouvé un vinyle d’Edith Piaf qui appartenait à mon arrière grand mère, j’ai commencé une sacrée collection. Il y a de tout, mais surtout ce qui me rappelle mes parents ou mes grands parents. Pour moi, c’est comme regarder un album de famille, un vinyle c’est rempli de nostalgie. En fait c’est ça, écouter un 33 tours sur un tourne disque, c’est pas simplement écouter de la musique qu’on aime, c’est aussi s’envoler pour retourner des années bien plus tôt, à des moments que je n’ai pas vécu mais qui m’ont tellement été raconté que je pourrais presque m’en souvenir. C’est la séance de cinéma de mon papa lorsqu’il a été voir Grease (je l’imagine tellement bien, jeune avec des cheveux longs et des pantalons pat’ d’eph ), c’est se retrouver à côté de ma maman dans le canapé alors qu’elle n’avait que 10 ans et qu’elle regardait Dorothée, c’est danser sur des airs de musette avec mon papi , peut être même que j’arrive à discerner ma mamie , juste là dans sa robe de mariée. Et puis, c’est aussi ressentir tous ces sentiments que ces chansons ont certainement suscité. Le moyen de l’époque de s’amuser, danser, chanter ou panser des plaies du coeur encore toutes fraiches.

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Ma vie scénarisée….

…Ou comment l’objectif peut m’éloigner de tout. J’ai toujours été assez attirée par l’image, quelqu’en soit sa nature. Un jour devant une magnifique photographie de Doisneau, le lendemain devant une peinture abstraite mais pleine de sens , puis devant le grand écran au cinéma. J’ai commencé à lire les blogs parce que j’avais soif de visuel, d’art et les blogueuses, bien que souvent amatrices dans le domaine, ont tirées leur épingle du jeu. Certaines font des photos et des vidéos dignes de grands magasines de mode. C’est bluffant comme on pourrait penser qu’elles ne vivent pas sur la même planète que nous. Et puis, il y eu Instagram et Pinterest. Et FlickR aussi. Je t’avoue ce dernier est mon réseau de prédilection. Une véritable source d’inspiration. Et puis, je me suis également essayer à la photo. J’ai commencé à avoir des remarques parfois constructives , parfois non, sur la façon dont je travaille mon art. Certains ont pris ma nouvelle exposition comme de la prétention ( moi qui était si discrète avant!) . N’étant pas photographe professionnelle, je cherche simplement à produire des clichés que j’aimerais voir plus souvent. Des choses parfois saturées, parfois sombres, du sexy et du romantique, mon fils, moi ou une amie, quelquefois aussi des paysages. Je me suis donc acheté un tout nouvel appareil pour étancher ma soif de prises de vues et j’y suis allée à fond, sans penser aux conséquences. C’est fou de parler de conséquences quand il s’agit de passion.

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Alors voilà, je ne te parle pas ici de droits d’auteurs ou de respect à la vie privée, simplement du prix que j’ai du payer. Je me suis pris en pleine face des remarques qui n’avaient pas lieu d’être. De la méchanceté gratuite en somme. Je suis très souvent derrière l’objectif mais parfois, quand l’envie m’en prend, devant. Et c’est la que le bas blesse. Je t’assure que venant de moi ce n’est pas du narcissisme, encore moins de la prétention . Non je ne m’aime pas, mais je travaille sur le fait d’apprécier qui je suis. La vie que je montre en photo est une vie totalement scénarisée et loin de ressembler à ce que je vis tous les jours. Bien sûr ma maison est souvent en désordre et que je n’ai pas toujours le temps de ranger la table basse. Non, il ne fait pas toujours beau ici et les couleurs ne sont pas aussi intenses que j’aimerais te faire croire. Bien sûr que je photographie le réel mais attention, ce que je montre n’est pas la réalité. Bien sur, parfois on vit des choses incroyables… mais ça, c’est quelque chose de plutôt commun. J’essaye de créer ma propre magie, parce que la magie, elle, ne tombe pas du ciel . Et moi aussi en temps que lectrice je me retrouve souvent à baver devant les vies extraordinaires des autres , mais je me remets vite les idées en place et je comprends à quel point c’est inutile d’espérer être quelqu’un d’autre. Et qu’en plus hormis l’instant immortalisé, le reste peut être tout à fait vide.

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Cela à soulever une autre question: Est ce que je suis toujours actrice des scènes de vie? Est ce que la dernière balade était agréable pour les bonnes raisons? Je me remets beaucoup en question. C’est dans ma nature. Parfois, j’ai l’impression qu’en me cachant derrière mon appareil photo je deviens spectatrice de ma propre vie. Je ne suis plus l’actrice de la scène. Mon rôle est d’immortaliser et je prends peut être ça un petit peu trop à coeur. Je crée des souvenirs que je ne vis pas à 100% à l’instant T.  Et j’ai parfois l’impression de laisser ma famille seule alors que je suis bien là avec eux. Je ne suis plus vraiment moi, je fais corps avec l’objectif.

 

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Ma chance à moi a été de comprendre cela assez vite et donc de me libérer de mes chaines. Certains passent leur temps à faire defiler les réseaux sociaux à la recherche de like, moi mon addiction s’appellait Nikon D3200. Les séances photos s’appellent séances photos et non plus balades. On a réussi à distinguer les deux. Parfois, je décide même de ne pas emmener l’appareil lors d’un repas de famille ou d’une sortie en ville. ça repose non seulement mon esprit mais aussi mes bras ( ça pèse un appareil photo dans le sac 😉 )  Et me laisse libre de profiter réellement des choses qui m’entourent .

 

Instax mini 8: Ma vie en instantanée

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Tu auras peut être vu cet objet partout sur Instagram et Youtube depuis quelques temps maintenant. Pour ma part, j’ai craqué dessus à l’instant où je l’ai vu. Je ne pouvais pas ne pas l’avoir en ma possession un jour ou l’autre. Et voilà , ce jour est venu! Je suis l’heureuse propriétaire d’un Instax Mini 8 blanc. Le petit objet est carrément esthétique. Il a presque les traits d’un jouet de petite fille. Et j’avoue, ce sont les formes arrondies de ce petit appareil qui m’ont séduite.

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Ma mère possédait un polaroïd quand elle était jeune , et j’ai toujours été fascinée par ses photos carrées , à l’allure vintage. J’ai toujours trouvé ça plein de charme. Dans un album, sur le frigo, en guise de carte postale…. Malheureusement, la mode étant passée , ma maman s’est débarrassée du sien. C’était la nouvelle ère: celle du numérique.

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La technologie a fait des progrès immenses. Les téléphones portables font des photos incroyables. Mon Nikon D3200 est juste dingue. Même les appareils photos numériques les moins chers font des photos très correctes. Malheureusement, loin de nous l’idée d’aller faire développer nos photos dans un magasin spécialisé aujourd’hui. Tout se fait par internet… parfois même , on laisse tout sur disque dur en se disant qu’on fera développer par Photobox un jour. Et puis, ce jour n’arrive jamais. Sauf que, dans la famille, nous avons toujours eu besoin d’avoir des souvenirs qui se touchent. Quelque chose sur du papier glacé. Nos armoires sont pleines à craquer d’albums photos. Et moi, j’espérais secrêtement que l’instantané ferait son retour sur le devant de la scène. Mon voeu fût exaucer.

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Que te dire de plus que : Cet appareil est génial! La prise en main est facile, le boitier rapide à comprendre. Les petits symboles au dessus de l’objectif permettent d’avoir des informations sur la luminosité et donc, de toujours prendre des photos réussies. La photo sort instantanément, il faut attendre quelques minutes pour voir apparaitre le résultat. L’effet est totalement hors du temps. On peut acheter des recharges blanches toutes simples ou alors plus fun, décorées avec des pois, des rayures, des personnages Disney. Tout un marché est en train de se (re)créer autour de ces petits appareils et différents accessoires sont aujourd’hui commercialisés. Cela va de la sacoche de transport, au feutre en passant même par des miroirs à selfie et des albums spécialisés. A croire que l’instantané a un bel avenir devant lui.

Seul bémol: le prix des recharges. Il faut compter une dizaine d’euro pour une recharge. Ce qui fait un euro par photo. Je ne m’en sers donc que lorsque les évènements me promettent de jolis clichés (A Noël, par exemple , j’ai pris une quinzaine de photos).

Et toi, es tu tenté(e) par ces petits appareils photos? As-tu des souvenirs liés à l’instantané?