Etre en harmonie avec soi-même.

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Cela fait un moment que cet article connait des ébauches, des petites idées ci et là et des mots qui n’ont encore jamais vu le jour. C’était un peu vague. Je voulais parler d’amour, de nature, de citations qui font du bien, mais même le sujet me semblait un peu lointain . Il a fallu que je me pose vraiment en ce joli mois de septembre et que j’énumère une à une les choses qui font que je m’en sens bien. Evidemment, cela n’a pas été chose facile, mais en observant un peu les autres et en me concentrant sur moi même , j’ai trouvé les petites astuces qui m’aident à me sentir bien, en harmonie. Voilà qu’aujourd’hui je me sens capable de les partager ici et bien que n’étant pas universelles, je pense que ça vaut la peine d’essayer.

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  1. Faire ce qu’il me plait / assumer mes goûts: Je crois que de tout ce que je vais pouvoir énumérer ici, cette astuce là est ma grande victoire. J’ai très très longtemps eu honte de mes goûts et bien souvent soit je cachais certaines choses de ma personnalité soit j’essayais à tout prix de faire comme les autres. J’ai récemment pris conscience que même si j’avais les goûts les plus particuliers du monde , ils seront toujours ce qui me définit le mieux et ce qui fait que je suis moi. Alors tant pis si ma tenue est « spéciale », si la musique que j’écoute est totalement hétéroclite ou si un film qui me plait est critiqué de toute part. J’apprends peu à peu à passer au dessus d’éventuelles remarques et d’assumer pleinement la personne que je suis.
  2. Prendre du recul : être en harmonie avec soi même passe aussi souvent par le fait de savoir prendre du recul. Ne pas tout prendre au pied de la lettre et accepter que tout le monde n’est pas le même avis. Si les autres doivent accepter la personne que je suis, alors j’apprends également à accepter les autres tels qu’ils sont. Aujourd’hui je sais aussi prendre du recul sur mon travail, accepter le fait que je fais des erreurs et j’ai enfin compris que j’ai le droit de me tromper. Depuis, j’arrête de culpabiliser, je gagne en maturité et je mets ma fierté de côté pour aller m’excuser.
  3. Vivre dans un lieu où je me sens bien: Voilà quelque chose à mon sens de très important. Aimer le lieu dans lequel je vis. J’ai vécu en ville pendant cinq ans pour suivre les copains, faire des études, m’amuser mais j’ai toujours été une fille de la campagne. Et lorsque nous avons déménagé à 30 kilomètres de Caen, j’ai arrêté d’étouffer, je respire de nouveau mieux et toutes les tensions inutiles que j’avais créé en vivant dans un environnement qui ne me correspondait pas se sont envolées.
  4. Être positive: Ce n’est pas chose aisée mais quand j’ai gagné en positivité, j’ai également gagné en sérénité. Le meilleur moyen étant de penser dès le réveil à tout ce qui peut potentiellement me faire plaisir dans la journée. Et lorsqu’il s’agit d’une journée chargée en négativité, alors je prends cinq minutes après un repas ou en rentrant chez moi après le travail pour me recentrer sur moi et sur ma vie telle qu’elle est et y voir tous les petits bonheurs que je n’ai pas su apprécier dans la journée mais que j’apprécie à retardement. C’est aussi ça être positive: savoir s’émerveiller de petites choses à retardement ou être heureux pour les autres, par procuration.
  5. Rire : Pour vivre une vie heureuse, il faut rire. Et surtout savoir rire de tout, même de soi. Avant, j’étais très susceptible et j’avais honte pour un rien. Aujourd’hui , tout peut me faire rire, même si je trébuche du haut de mes talons. J’ai besoin de ma dose de joie et de petites blagues tous les jours. C’est un véritable moyen d’égayer toute une journée , surtout si la blague est bonne et qu’en y repensant cela me fait encore sourire.
  6. S’aérer : ça dépend des personnes mais à mon niveau c’est vital. J’ai besoin au moins une fois par mois , plus si possible, de voir autre chose que mon quotidien. S’aérer ça ne veut tout de même pas dire partir en week end à l’étranger régulièrement mais juste voir autre chose. Il peut s’agir d’une journée sur la côte, d’un week end dans un département voisin, tout ce qui fait oublier les habitudes de la maison.
  7. Prendre du temps pour moi: Pour me sentir bien, j’ai besoin de me consacrer une heure par jour où je ne pense à rien d’autre qu’à moi. Avec mon fils, c’est difficile d’avoir une heure complète alors je fais deux fois une demie heure. Souvent, je me lève une demie heure avant lui le matin pour prendre le temps de me préparer et je demande à son papa de s’en occuper une demie heure le soir pour que je puisse faire ce dont j’ai envie (appliquer du vernis, des soins, faire des photos, me préparer pour sortir…) . Prendre du temps pour moi, c’est aussi m’accorder une soirée de temps à autre pour un ciné, une soirée avec des copines ou un après midi pour une session shopping.
  8. Bien s’entourer: Il a fallu absolument que j’écarte les personnes toxiques à mon équilibre, entre celles qui ne savent rien faire d’autre que critiquer et celles qui imposent leur façon de vivre , j’avais de quoi faire. Une fois cette lourde tache effectuée, c’est clair que je me suis sentie un peu plus seule mais c’est ce que j’appelle bien m’entourer. Avoir peu d’amis ne signifie pas ne pas être aimé, mais plutôt être aimé à sa juste valeur, pour ce que l’on est vraiment. J’ai toujours pensé que les amis sont une sorte de famille que l’on choisit. Et comme pour toutes les familles, j’attends de mes amis un soutien à toute épreuve et un amour indéfectible (que moi même je tiens à leur offrir) . On me reproche souvent mon idéalisation, mais sincèrement, je pense que c’est possible.
  9. Lever les yeux et regarder le ciel : ça peut paraitre étrange et pourtant c’est vrai. Quand je prend le temps de regarder les étoiles, je me sens tellement petite et insignifiante que je me rends compte à quel point les problèmes qui m’accompagnent sont également petits et insignifiants. Je ne suis rien comparée à l’univers, rien d’autre qu’une petite poussière. Mes problèmes n’auront aucune incidence sur le reste et ça n’empêchera pas la Terre de tourner. Alors, je reprends une grande inspiration et je relativise.
  10. Aimer: C’est le point le plus important pour être en harmonie avec soi même . Parce qu’avant d’être aimé, de positiver, de relativiser et de vivre réellement, il faut d’abord aimer ( les autres et soi même). D’une certaine manière, c’est la clé. A mes yeux, rien n’est plus important dans la vie que l’amour. C’est une nécessité, c’est essentiel au bien être. C’est l’ouverture aux autres, les bases de la vie sociale et surtout c’est le sentiment positif le plus fort que l’être humain puisse ressentir. Tout passe par l’amour: de l’estime de soi aux passions les plus folles. D’ailleurs je conclus avec cette citation du Petit Prince  qui représente tout ce que je pense à propos de l’amour :  « Adieu , dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit bien qu’avec le coeur, l’essentiel est invisible pour les yeux.« 

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Je suis une fille à souvenirs.

Il y a quelques années quand j’ai découvert le blog de Natacha Birds et tous les travaux qu’elle effectue, j’ai également connu ses « filles à… » . J’aimais beaucoup le concept. Il suffisait de se décrire à l’artiste et elle faisait de nous une fille à quelque chose. Je me suis souvent posée la question de savoir quel genre de fille à je peux bien être. J’aime beaucoup de choses mais on ne peut pas vraiment dire que je sois une passionnée. J’aime bien ou beaucoup et c’est tout. J’aime bien la mode, j’aime bien le maquillage, j’aime bien écrire, j’aime bien le cinéma, j’aime beaucoup la photo, j’aime beaucoup Disney et j’aime beaucoup lire les blogs. Voilà, ça résume assez bien ce que je suis. Alors je ne pouvais pas être une fille à passion. C’était impossible. Je voulais demander à Natacha de faire un portrait de moi à travers ses filles à mais quand je me suis décidée à franchir le pas, j’ai tout simplement appris qu’elle arrêtait. Trop de travail et c’est tant mieux pour elle! Alors, j’ai laissé mon idée de coté et la réflexion se faire avec le temps. Finalement, j’ai trouvé quel genre de fille à je suis. Je suis une fille à souvenirs. J’aime trop les vieilles photographies, les récits d’antan, les vinyles, les choses qui racontent des histoires vraies, qui racontent des choses de ma vie et de celle de ma famille. Je suis très attachée à mon appareil photo, à mes vieux cahiers, aux petits mots doux laissés par ci par là, aux vidéos de vacances et à mes albums empilés dans l’armoire. Je suis tout le temps à la recherche et en création de souvenir. J’adore faire développer les photos , les classer dans les albums, faire en sorte que le souvenir soit palpable. J’aurais pu aussi dire que je suis une fille à nostalgie mais je ne vis pas dans le passé. J’empile juste dans ma tête et dans mes placards des moments de bonheur. Je vis le moment présent et j’adore savoir que je peux en garder un trace.

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Tout s’accélère.

Pendant trois ans, nous avons vécu dans une bulle qui rebondissait hors du temps. Les choses prenaient leur place petit à petit. Au début, il y a eu ce minuscule coeur qui bat au creux de mon ventre et pas mal d’attente. Il fallait attendre que le ventre s’arrondisse, que le bébé grandisse. Il fallait attendre la prochaine échographie et la nouvelle prise de sang. Il fallait se l’imaginer là, le tout petit bébé. Au début, il était imperceptible. Quelque chose de nouveau était en train d’arriver mais on ne se rendait pas encore bien compte. Et puis le ventre a gonflé et très vite on a senti les premiers coups de pieds. Notre vie à trois a peut être commencé là. On y pensait tout le temps. Tu crois qu’il aura ton nez? Tu penses qu’il sera grand? Et sinon, tu veux l’appeler comment? Et un jour, nous nous sommes rencontrés. La bulle n’a pourtant pas éclaté. Les choses prenaient leur place indéniablement. Il fallait s’habituer à être trois et à être baigner dans un amour constant. Il y a eu les premiers sourires, les premières petites syllabes, les biberons de nuits et puis les nuits complètes. Il y eu les longs câlins, les premiers petits pots, les premières nuits dans sa chambre, le premier quatre pattes et puis un jour la marche. Tout ça , ça a pris trois ans. Du minuscule coeur qui bat au grand bébé. Aujourd’hui la bulle a éclaté. Je ne dis pas que c’est moins bien, non ce n’est pas moins intense mais c’est différent. Le bébé a laissé place au petit garçon et tout est en train de s’accélérer. Il n’est plus collé à moi, il joue tout seul et il se fait des copains. Maintenant, j’aime tellement venir lui faire un dernier baiser le soir avant d’aller me coucher et l’entendre murmurer « Bonne nuit. Je t’aime Maman ». J’aime tellement déjeuner le matin à ces cotés. J’aime  tellement le voir gambader avec moi plutôt que de l’avoir dans la poussette. J’aime tellement son caractère et ses goûts affirmés. J’aime tellement le voir grandir tous les jours. La bulle a éclaté et en une fraction de seconde le temps s’est accéléré. Dans mon coeur de maman, les journées ont tout à coup pris une saveur différente. Et c’est tant mieux, ça veut simplement dire qu’ici tout est parfait.

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